A tous ceux qui ont contribué de près ou de loin à cette belle aventure spirituelle,
Je me vois obligée de vous annoncer aujourd’hui avec tristesse que le festival n’aura plus lieu. Comme une dernière ironie du sort, l’édition sur le thème de l’utopie, déjà reportée, ne se tiendra pas en 2026, faute de moyens.
Notre principal partenaire, le Syndicat des vins de Chinon, et les vignerons de l’appellation Chinon qui, grâce à leur travail et leurs récoltes, financent cette instance, éprouvent durement le réchauffement climatique, la baisse tendancielle de la consommation de vin, les difficultés à l’export. C’est pourquoi ils ont décidé bien logiquement de se concentrer sur l’essentiel.
De la première édition sur le thème de la Nourritures à la neuvième sur le thème des Géants, nous avons creusé patiemment l’œuvre de François Rabelais, tiré des fils parfois improbables, bousculé certaines fausses idées sur son œuvre et questionné à partir de celle-ci notre époque et sa complexité.
Cette aventure n’aurait pas eu lieu sans les trois instances organisatrices que sont le Syndicat des vins de Chinons, la ville de Chinon (dont je veux remercier pour l’un et l’autre les équipes qui ont fourni un travail toujours sérieux et enthousiaste) et l’association Chinons. Trois instances aux motivations certes différentes, mais qui ont réussi à trouver une voix commune à travers la pensée de la figure tutélaire du pays.
Je veux souligner que le festival n’aurait pas vu le jour sans la confiance de trois personnes en particulier qui se sont complètement investies dans ce projet : Alain Lecomte directeur du Musée de la Devinière, Stéphan Geonget, professeur de littérature du 16ème siècle au Centre d’études Supérieures sur la Renaissance de Tours et Emmanuelle Schlienger, directrice du syndicat de Chinon à l’époque de la première édition en 2015.
Je veux aussi remercier bien entendu les partenaires institutionnels qui ont contribué à soutenir financièrement le festival : La communauté de Commune Chinon Vienne et Loire, le conseil départemental d’Indre et Loire et la région Centre Val de Loire et le crédit Agricole de Chinon.
Et bien sûr tous les lieux qui nous ont accueilli généreusement : la maison Max Ernst, le Château du Coudray-Montpensier, le café Français de Chinon, La forteresse Royale de Chinon, le cinéma Le Rabelais, le Château de La Grille, le Musée du Véron, Le Musée Rabelais- La Devinière, etc…
Mais surtout rien n’aurait été possible sans l’attention particulière portée par l’équipe des bénévoles aux intervenants du festival. Je les remercie particulièrement pour leur fidélité, le temps qu’ils ont passé, leur investissement à la fois sérieux et chaleureux.
Parmi les intervenants, il y a les fidèles aussi, qui peu à peu sont devenus comme la marque de Fabrique du festival, ceux que le public attendait de retrouver chaque année : notre spirituel philosophe Pascal Taranto, et nos animateurs délicieux de l’atelier d’écriture Benoist Richter et Martin Granger.
Au travers de ces 9 éditions, nous aurons découvert un peu davantage la pensée complexe et brillante de celui qui hante les murs de notre ville. Puissions-nous toujours nous en inspirer et la faire rayonner sous d’autres formes pour les temps à venir !
Mathilde Boulo-Dutour
Présidente de l’association Chinons
Créatrice du festival