Vidéos des conférences de l’édition 2017

Retrouvez en vidéos les conférences de cette 3ème édition du festival « Les Nourritures Elémentaires ». En attendant novembre 2018 !

Conférences du samedi 11 novembre, Abbaye de Seuilly :

Retrouvera-t-on un jour ces mystérieux Stratagemata de Rabelais, consacrés aux prouesses et ruses de guerre de son protecteur Guillaume Du Bellay ? En attendant, prenons plaisir, dans ses histoires de géants, à la mise en œuvre comique des réflexions contemporaines les plus pointues sur l’art militaire et ses stratégies, à ces fantastiques ruses et finesses dont se vantent et s’amusent les joyeux compagnons de Pantagruel.

Lecture du texte original qu’il a composé lors de sa résidence d’auteur au Musée Rabelais en janvier 2016 : Après avoir créé l’abbaye de Thélème avec Gargantua, l’auteur imagine Frère Jean quittant cette abbaye…

Analyse de la vision de Rabelais de Kazuo Watanabe, premier traducteur de Rabelais au Japon, sous l’angle de la guerre et de son opposition à la guerre, qui pris appui sur Rabelais et sur les humanistes français.

Conférences du dimanche 12 novembre, Forteresse Royale de Chinon :

L’écuyer tourangeau Gymnaste, qui instruit Gargantua aux arts militaires, décrit par Rabelais aurait-il eu pour modèle Pietro Monte, un chevalier exemplaire loué par Balthazar Castiglione dans le Livre du Courtisan ?

Les discours sur le bon gouvernement évoluent à la Renaissance vers un réalisme de plus en plus marqué. L’évangélisme érasmien cède peu à peu la place à la raison d’État et à ce que l’on nomme aujourd’hui la /Realpolitik/.

Conférences du dimanche 12 novembre, Mairie de Chinon :

La doctrine politique qui sous-tend l’action guerrière dans le Gargantua s’inspire des théories du grand humaniste nordique contemporain, Érasme de Rotterdam (1466-1536). Cependant le jeu fabuleux de Rabelais avec la langue transforme une querelle de clocher dans le cadre chinonais en une guerre mondiale qui fait le procès de la passion belliqueuse en la désamorçant par le rire.

les guerres Picrocholine de Rabelais sont l’occasion de s’interroger sur la façon dont le rire peut s’emparer de la guerre pour la dénoncer mais aussi la définir. Pour qui la regarde la guerre peut prendre un sens comique qu’elle n’a plus pour celui qui la subit, parce que celui-là fait l’expérience de la disparition de tout sens, qui est, précisément, l’horreur de la guerre.

 

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